Les Aiglons vus par
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Gladys


C’est peut-être le moment de présenter en détail les Aiglons.

Pour cela, Christian a retrouvé une page consacrée au groupe dans une édition du printemps 1963 de l’Illustré, l’hebdomadaire suisse romand.

Le batteur avait une petite amie nommée Gladys Junod (16 ans/photo ci-contre), à qui Claude, le rédacteur de la "page jeunes" de l'Illustré demanda de décrire le caractère des "terribles" rockers lausannois. Voici le résultat:

Jean-Marc Blanc (que l’on n’appelle NAC) est né le 24 décembre 1945 à Lausanne, où il vit entouré de sa famille. Il est fiancé avec Christine (nb: titre de la face B du 45 tours sin gle de «Stalactite»), une très gentille fille. Très grand, cheveux et yeux bruns. En parlant de lui une foule de souvenirs ne reviennent et j’ai une envie terrible de rigoler: il est capable de nous faire attraper des crampes d’estomac pour deux jours lorsqu’il est décidé à faire le pitre. Sans se rendre ridicule pour autant. Un vrai clown! Mais en dehors de ces moments fantasques, il adopte un air renfrogné et bougon. Il est à vrai dire d’un abord assez réfrigérant et il faut vraiment bien le connaître avant de faire la part des choses. D’un naturel plutôt égoïste, un peu hypocrite sur les bords, Nac n’est pourtant pas un mauvais garçon. Demandez à Christine à qui il ne cache pas ses qualités. J’en connais une en tout cas : il n’est pas rancunier. Heureusement pour moi, vous ne trouvez pas ?


Laurent Florian est né à Montreux le 28 novembre 1945. Très grand, cheveux fous et petits yeux bleus. Ayant perdu son père (le musicien Florio Florian), il vit seul avec sa mère dans le même immeuble que Léon Francioli. Laurent et sa maman sont une paire de merveilleux amis, avec leur chienne (Bella) dont ils ne se séparent jamais. On dit souvent de Laurent «il a l’air blasé». Rien n’est plus faux, seulement c’est un volontaire, un garçon qui veut à tout prix aller de l’avant, en connaître davantage et se débrouiller seul. C’est le type même du copain qui fera l’impossible pour dépanner quelqu’un dans le cirage. Il lui arrive d’être dur et distant, mais c’est très rare. Le plus souvent, Laurent se montre attentionné et compréhensif. Lorsqu’il a pris une décision, personne ne peut le faire revenir en arrière, même pas sa mère. Mais ils sont toujours du même avis… D’une nature assez méfiante, il a tendance à raconter des bourdes à ses copains !


Léon Francioli a 17 ans. Il est né le 22 mai 1946. Il n’est pas très grand. De gentils yeux gris, presque bleus, souvent cachés par une mèche de son énorme touffe de cheveux noirs. Il vit avec ses parents et ses deux frères, plus âgés, dans un quartier du haut de la ville (nb : Chailly). Son père est architecte. Apparemment très calme, Léon est un grand nerveux. Affreusement taquin dans ses moments de bonne humeur, il cache sa mauvaise humeur lorsqu’il est un public. Mais en privé, sa merveilleuse franchise ressort--- Terriblement lunatique, il lui arrive de se «mettre en pétard» simplement pour s’amuser. Et s’il ne parvient pas à attirer l’attention des copains, il finit par se prendre à son propre jeu : il est intenable ! Bref, c’est un garçon plein de charme (il le sait très bien), de gentillesse et à l’intelligence vive. Il est aussi rusé qu’un renard et sait se faire aimer. C’est vraiment un copain formidable, croyez-moi !


Antoine Ottino est le benjamin de l’équipe: il est né le 31 janvier 1948. On s’étonne toujours de l’apprendre car il ne fait pas plus jeune que les autres. Comme eux, il vit avec ses parents. Son père est entrepreneur. Cheveux et yeux bruns, Antoine est un grand gaillard assez réservé, peu causant. Très sympathique lorsqu’il est de bonne humeur, il enverra balader «tout le monde et son père» s’il est en boule. Contrairement à Léon et Laurent, il n’est pas du genre à se plier en quatre pour rendre service. Ce qui n’enlève d’ailleurs rien à sa gentillesse. Son gros défaut : l’orgueil. Il l’avoue lui-même. Plutôt que de mettre le nez dehors lorsqu’il n’est pas tiré à quatre épingles, il préfère rester chez lui. Il a aussi les bons côtés de son orgueil et a vraiment le cœur sur la main : lorsqu’il l’a décidé, il partagerait sa chemise avec ceux qu’il aime. Bien que le plus jeunes des Aiglons, il sait admirablement ce qu’il vaut. Il n’a pas cessé ses études: mais oui, Antoine est toujours collégien! Difficile à cerner, il donne l’impression d’un copain sur qui l’on peut compter.


Christian Schlatter ou plus simplement Chris, est né à Lausanne le 28 mai 1945. C’est donc le plus âgé des cinq et, je crois, le plus sympa, mais je ne suis peut-être pas tout à fait objective… Vivant dans sa famille à Lausanne, il est fils unique. Son père est journaliste. Christian est un drôle de gars, toujours de bonne humeur, à tel point que cela en devient parfois gênant ou agaçant. Rien à faire pour lui changer cette habitude de ne voir que le bon côté des choses! Il ne veut pas penser à l’avenir pour ne vivre que l’instant présent. Avec le maximum d’intensité. Il a une grande confiance en lui et n’accepte que difficilement les conseils des autres. Il est affreusement têtu, adorant plaisanter, faire rire les copains, raconter des histoires. Mais il sait être sérieux quand il veut, surtout lorsqu’on aborde le sujet musique. Ah, un détail: il s’attendrit bien souvent devant le miroir. A défaut, en ville, il vise les vitrines! Tout le monde aime sa compagnie car il a cette qualité de remonter toujours le moral de ceux qui ont des problèmes: pour lui, il n’y a jamais de problème…


Chaque article est accompagné d’une photo prise entre 2 et 6 ans…

Ce qui interpelle, en relisant les analyses de la jeune journaliste en herbe, c’est qu’elle ne fait aucune référence au côté… musical. .



Christian…


Jean-Marc Blanc - Lorsque je l’ai connu, notamment comme camarade de classe au collège, Nac jouait de la… batterie! Il était fan des Shadows, dont il possédait plusieurs disques. Je fus très surpris d’apprendre qu’il jouait depuis longtemps du piano lorsque Léon proposa de le faire venir au sein des Aiglons (octobre 62), afin de donner une nouvelle orientation sonore au groupe. Jean-Marc s’imposa très vite comme un bon connaisseur du rock instrumental et ses reprises de «Green Onions» et «Popeye Stroll» furent suffisamment convaincantes pour l’engager sans hésitation à rejoindre le groupe. De plus, il avait pas mal d’idées créatrices sur le plan mélodique et très vite il nous fit entendre un air qui allait devenir célèbre… Stalactite.

Antoine Ottino - Mon cadet de trois ans, je ne l’avais pas vraiment beaucoup côtoyé au Collège de Béthusy. Lors de mon arrivée au sein des Aiglons, Antoine venait de fêter ses… 14 ans. Il jouait encore sur une guitare six cordes. Mais très vite, il acheta une vraie basse (Eko), de couleur brune, afin de coller au design des guitares, de la même marque, de Laurent et Léon. Antoine appris beaucoup de choses avec Léon. Attentif et précis, son jeu de basse devint très vite efficace.

Léon Francioli - Pour moi, Léon Francioli était avant tout un partenaire de… football! Au collège, c’était notre seule occasion de jouer ensemble (ou de nous affronter). C’était en 1956. Lorsque les Aiglons débutèrent, j’appris que mon pote des terrains avait (déjà) un vrai passé musical: sa mère l’obligeait à travailler le piano depuis une bonne dizaine d’années. C’est dire si le bougre avait un bagage musical capable de faire de lui le chef de musique d’un groupe de rock. Léon apprit la guitare avec la vitesse de l’éclair et fit l’admiration de tous. Son rôle un brin dictatorial au sein des Aiglons ne souffrait donc aucune discussion. Cela provoqua parfois quelques conflits voire quelques «mutineries»…

Laurent Florian - Au début de son adolescence, Laurent avait appris la trompette! Mais c’est la découverte de la musique des Shadows qui offrit l’occasion à ce fils de musicien (son papa était violoncelliste) de devenir guitariste… de rock. A vrai dire, Laurent n’avait pas vraiment la rock’n roll attitude. Plutôt nonchalant sur scène, il montrait l’image d’un gars trop calme. Un peu à la manière de Bill Wyman, le bassiste des Rolling Stones et son flegme légendaire… Une grande partie du bagage musical de Laurent était l’œuvre de… Léon.

Quant à moi, mes connaissances de l’instrument était tellement minces que je fus le premier étonné que l’on me confie les percussions d’un groupe déjà pas mal avancé dans la recherche musicale. Mais il faut dire aussi, qu’à l’instar de Léon, j’apprenais très vite. J’écoutais beaucoup (Shadows, Ventures, Tornados, etc.) et je passais des heures à m’entraîner sur les thèmes de batterie. A cette époque, peu de batteurs pouvaient en savoir davantage. Par la suite, au contact de percussionnistes chevronnés (Alain Petitmermet - des Faux Frères - puis d’Armand Molinetti et Jacky Rault, batteurs de studio chez Barclay), mon apprentissage des percussions s’accéléra constamment. L’exemple des rockers anglais (Beatles, Stones, Who, etc.) donna encore davantage de force à mes progrès…

A suivre…



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Copyright © 2014 - Christian Schlatter